Basses fréquences conçoit des créations radio-scéniques pensées pour des lieux non dédiés au spectacle vivant — salles des fêtes, exploitations agricoles, espaces non conventionnels — autant que pour les scènes.
Qu’il s’agisse d’une enquête théâtrale et radiophonique, d’une radio fictive mise en scène sur un plateau ou d’un banquet participatif mêlant création sonore et rencontres, Basses fréquences explore et propose des formes hybrides où la place des spectateur·ices joue un rôle central.
03 et 04 octobre 2026, Plombières-les-Bains (88)
24 et 25 octobre 2026, le CCOUAC, lieu à préciser (55)
D’autres dates à venir…









Lignes de fuite est une enquête théâtrale et radiophonique, qui explore notre irrépressible besoin d’évasion, celui qui naît entre quatre murs ou entre les parois de son corps. Archives, interviews, histoires d’évasions multiples et même un quizz…une invitation à percer les murs !
Conception, écriture, jeu : Clémence Bucher et Sara Louis Musique : Matthieu Canaguier
Collaboration scénographique: Floriane Jan
Collaboration lumière : Bertrand Roure
27 mars 2026 : Chez Narcisse, Val d’Ajol
26 mars 2026 : Ciné-Duc, Plombières-les-Bains
22 mars 2026 : Aquarium café, Lyon
13 novembre 2025 : La Cantina, Villeurbanne
08 novembre 2025 : Espace Michèle Bernard, Saint-Julien-Molin-Molette
06 février 2025 : Le Vent se lève, Paris
29 janvier 2025 : Lycée Ismael Dauphin, Cavaillon
26 janvier 2025 : L’Oignon, Saillans
25 janvier 2025 : L’Hydre, Crest
24 janvier 2025 : Les Deux Terres, Grignan
23 janvier 2025: Vélo Théâtre, Apt
15 et 16 janvier 2024 : Lycée Couffignal, Strasbourg
14 novembre 2023 : Université Libre de Bruxelles, Belgique
15 novembre 2023 : Le Steki, Bruxelles
3 juillet 2022 : La Halle, Dieulefit (Création de la maquette à Concertina – Rencontres estivales
autour des enfermements- ).










YVAN CORBINEAU commence le théâtre au collège puis au Conservatoire de Noisiel (77). Après une
licence de Lettres modernes à la Sorbonne Nouvelle, il passe trois ans à l’école du Théâtre National de
Strasbourg, section jeu. De 2002 à 2012, il joue pour d’autres : Yann-Joël Colin, Sylviane Fortuny et
Philippe Dorin, Elsa Hourcade, Lucie Nicolas et Maud Hufnagel, Cyril Pointurier, Julien Lacroix, Mickaël
Chouquet et Balthazar Daninos, Claire Delaporte, Martin Brugière.
Assez vite, créer ses propres formes le démange : Binôme(s) de I à V, performances avec Marek
Havliceck et l’Agence Nationale de la Poésie, lectures musicales avec Gilles Maté.
Il participe à divers (lieux) collectifs qui mettent en scène de manière collégiale ou tentent (de penser) la
vie ensemble : la Dérive (29), la Saillante (64), les N+1, Bro=Blo, les Passages, Pesci piccoli (Italie).
Il écrit des textes qui ne sont pas vraiment du théâtre mais sont-ils autre chose ? Ses textes sont montés
en théâtre d’objets par le 7 au Soir, collectif créé en 2011. Il en assume la co-direction artistique avec
Elsa Hourcade qui met en scène. Mamie rôtie est publié par Un thé chez les fous en 2011 et créé par le
7 au Soir en 2013. En octobre 2023, on a fêté les 10 ans de ce spectacle et décidé d’arrêter de le jouer.
Ensuite, c’est Quelles têtes ? la mort, l’amour, la mer, son deuxième texte, qui est créé, en février 2017,
puis publié en 2018 par les éditions de la Saillante. Puis, à partir de 2009, suite à l’opération Plomb durci
sur Gaza, il se lance dans La foutue bande, de loin de la Palestine. À partir de ce recueil, trois spectacles
sont créés par le 7 au Soir : Le Bulldozer et l’oliver, conte musical (création 2017), puis La Foutue bande,
mêlant texte, objets et musique voit le jour entre deux confinements en octobre 2020. Enfin en novembre
2023, est créé Cartographie imaginaire, mêlant texte, musique, dessins et théâtre d’objets. Le texte
complet de La foutue bande est publié par les éditions Passage(s).
Yvan Corbineau aime la composition et ainsi écrit des fragments dans des styles hétéroclites autour d’un
thème qui souvent s’impose à lui. Il constitue des constellations de textes plus ou moins longs qui
dessinent ensemble un paysage sensible et traitent du même sujet sous des angles différents… La
multiplication des points de vue et des genres littéraires aide au côté non frontal du traitement du sujet.
Son écriture mêle intime et politique. Ces dernières années, la mort et la colonisation sont au cœur de
ses questionnements.
Mathilde Billaud se forme à la réalisation sonore à l’ENSATT, école nationale des arts et techniques du
théâtre à Lyon. Depuis, elle fabrique des sons et se demande comment les faire entendre. Au théâtre,
elle collabore notamment avec Matthieu Roy, Thierry Bordereau, Pierre Kuentz avec lesquels elle
explore différents aspects du matériau sonore : plasticité sonore, sons immersifs, technique binaurale
pour des spectacles au casque, utilisation de microphones et rendu d’un son cinématographique au
théâtre… En 2014, elle rejoint le collectif radiophonique Megacombi, sur radio Canut, radio associative
lyonnaise, et commence à découvrir un autre aspect du monde sonore : le documentaire radio. En 2020
Arte Radio produit son Complexe du poêle, réflexion sur la place du couple dans nos sociabilités. En
2023 et 2024, elle réalise plusieurs documentaires pour le labo de la RTS, dont La valise de M. Mekki, une
enquête menée à Belley, petite ville de l’Ain, sur les traces d’un homme modeste, plâtrier, arrivé d’Algérie
française dans les années 50. Parallèlement, elle anime des ateliers radiophoniques, notamment avec le
collectif Eskandar et elle développe des installations sonores et visuelles interactives en collaboration
avec d’autres artistes, notamment avec le collectif Le zèbre et la mouette, pour décloisonner les arts
sonores et les rendre accessibles au plus grand nombre.
Après une enfance passée à l’étranger où elle apprend plusieurs langues, Sara Louis commence le théâtre à l’adolescence, à Genève, avant d’entrer à l’École Internationale de théâtre LASSAAD à Bruxelles, puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris.
Elle partage son activité entre la Suisse et la France. Au théâtre, elle a travaillé notamment avec Claude Stratz, Bernard Sobel, Anne Bisang, Nathalie Lannuzel, Victor Gauthier-Martin, Michel Deutsch, Jean Liermier, Maud Hufnagel et Lucie Nicolas, Dorian Rossel, Estelle Savasta, Nathalie Bensard. En 2004, elle co-fonde avec 4 autres comédiennes-metteuses en scène, Le collectif F71.
Le groupe fabrique des spectacles autour de la pensée du philosophe Michel Foucault, à partir de matériaux non dramatiques, issus de l’actualité, l’histoire ou les arts plastiques. Foucault 71, spectacle fondateur du collectif, reçoit le Prix du Jury de la 1ère édition du festival Impatience en 2009. Au cinéma, elle tourne avec Jacques Rivette, Peter Watkins, Mario Fanfani, Michel Deutsch, Louis Hans-Moëvi, Philippe Petit…et à la télévision pour différentes séries.
Elle prête sa voix anglaise ou française à des supports variés : radio, voix off de documentaires, livres audios etc. Depuis une dizaine d’années elle conduit régulièrement des projets en prison. Intéressée par la captation du son et par goût pour les histoires, elle se forme à la réalisation sonore, développe et écrit des fictions ou des documentaires à partir de laboratoires menés auprès de différents publics : un atelier de création radiophonique avec la journaliste et historienne Laure Adler, à la Maison centrale d’Arles (l’Heure Bleue, France Inter, octobre 2019), Les Acteurs, à la prison de Baumettes (Lieux fictifs, Marseille), Une vague rumeur, (festival Emergences), Une Histoire Vraie, ou L’eau le gaz et l’électricité, (avec le festival C’est pas du luxe ! et la Maison Jean Vilar). Sara Louis est titulaire du diplôme d’État d’enseignement du théâtre (DE).
David Subal est né à Vienne en Autriche en 1973. Il travaille sur la jonction entre l’art visuel et l’art performatif. Ses travaux sont des réflexions sur le mouvement et les comportements dans des contextes sociaux, politiques et privés, qui sensibilisent à la relation entre l’humain et son environnement.
Ses réalisations artistiques lui ont permis de nouer diverses collaborations européennes avec Rémy Héritier, Simon Frearson, Laurent Pichaud, Martine Pisani, Philipp Gehmacher ou Sarah Vanhee. De 2004 à 2014, il a travaillé en étroite collaboration avec Michikazu Matsune sur des installations ou des performances, axées sur le thème de la relation interprète/spectateur. Store est un magasin vide où le spectateur/client achète des spectacles ou des comportements. One Hour Standing for est une performance vidéo où Michikazu Matsune et David Subal se sont tenus debout pendant une heure dans 24 capitales devant les monuments les plus connus. I beg your pardon est un travail commandité, qui a eu lieu dans l’Église Judson à New York. Made in Vietnam a eu lieu dans la ville de Ho Chi Minh.
Un vendeur dans son stand typiquement vietnamien était placé dans une galerie d’art et invitait le public ainsi que les passants à prendre un repas. Aus Stellungnahme est une installation unique où les objets les plus chers et les plus intimes de 20 personnes étaient exposés/protégés pendant une semaine dans un lieu public. Daneben / around life traite de la question de l’immigration globale sous la forme d’un portrait d’une trentaine de demandeurs d’asiles. Ici le thème du mouvement est compris dans un sens global politique.
Depuis 2007, il travaille en collaboration avec la compagnie Les Décisifs / Clara Cornil avec le focus de créer des situations, dispositions qui sensibilisent l’être humain dans sa relation à la nature. Le projet « La terre en nous », la création d’un lieu dédié à cette relation est la suite de ces dernières années de travail et de réflexions.
Avec ses projets, David Subal a été invité dans différents festivals internationaux dont Tanzquartier Wien, Impulstanz Wien, Flying Circus Singapore / Vietnam, Springdance Utrecht, Crossing the Line New York, Beluard Festival Fribourg, Playgroung Leuven, Sommerszene Salzburg, Dansenhus Oslo, 100 Dessus Dessous Paris, Philadelphia Life Arts Festival, Scénographies Urbaines à Kinshasa.
Son parcours professionnel de 28 années s’articule autour de 3 grands axes.
Elle a tout d’abord assuré les fonctions d’administration, production et diffusion pour des équipes artistiques pendant une quinzaine d’années. Puis en tant que directrice adjointe du Centre Dramatique National de Strasbourg, pendant 11 ans, elle a coordonné une équipe de 23 permanents, programmé les saisons et un festival aux côtés du directeur Renaud Herbin. Elle a également assumé la représentation extérieure du CDN dans les réseaux professionnels régionaux et nationaux.
Aujourd’hui consultante sur les problématiques de gouvernance, d’équipes et de projets dans le secteur culturel, elle est aussi facilitatrice pour des collectifs. Elle a intégré la Coopérative d’Activité et d’Emploi Artenréel pour y développer son activité d’entrepreneuse en 2023 et en est devenue la gérante en mars 2025, elle y a également en charge la direction stratégique de développement.
Au fil de toutes ces années, Laurence Méner s’est formée à la gouvernance partagée et aux outils d’intelligence collective à travers ses expériences et à l’Université du Nous. Elle s’est également formée à la dynamique de groupe. La rencontre qui l’a le plus marquée a eu lieu pendant le Cycle National de l’Observatoire des Politiques Culturelles, où elle a fait connaissance avec les Droits Culturels. Cette rencontre l’a ramenée plusieurs décennies en arrière, à ses études d’animatrice socio-culturelle. Les droits culturels étaient le maillon manquant de son parcours.
Elle est fondamentalement convaincue que :
– l’art et la culture peuvent donner du pouvoir d’agir aux habitant∙es d’un territoire, les émanciper,
– les collectifs ne sont que la somme d’individualités et qu’en tenir compte nous enrichit,
– la coopération, qui n’est pas toujours aisée, est nécessaire pour rendre notre avenir plus désirable.
Désormais, elle s’est approprié la phrase souvent mentionnée en intelligence collective : « Seul∙e on va plus vite, ensemble on va plus loin ».
Réalisatrice sonore formée à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre, c’est à France Culture et à Arte Radio qu’elle explore les différentes approches du documentaire radiophonique avec des créations comme Traverser les forêts de Judith Bordas, Les fantômes de l’hystérie de Pauline Chanu ou encore Un podcast à soi de Charlotte Bienaimé.
En parallèle, elle poursuit un travail artistique personnel autour de l’écriture sonore au théâtre. Avec l’autrice et réalisatrice Judith Bordas, elles proposent Fugueuses, histoires des femmes qui voulaient partir (Théâtre du Point du Jour Lyon). Depuis plusieurs années, elles animent des ateliers de transmission de l’écriture sonore, dans des structures de l’Aide Sociale à l’Enfance. En 2022, elles composent Les Échappées Sonores, un projet avec des jeunes filles placées en foyer, retracé dans le documentaire Par elles-mêmes diffusé sur France Culture.
En 2025, elles réalisent La Cabine du Vent, une création radiophonique qui évoque la façon dont les morts subsistent dans nos vies à travers la trace mémorielle ou matérielle qu’ils laissent derrière eux (Radio MA – Ma Scène Nationale de Montbéliard). Elle poursuit un travail à la frontière de la radio et de la scène avec Dis t’as pensé à éteindre la radio, co-écrit avec le radioactif Olivier Minot (tournée en cours), et avec la Cie Basses Fréquences Sur la paille un banquet (création en cours).
Cette année, elle compose Vies Magnétiques, une performance radiophonique sous forme de plongée sonore dans les archives de Yann Paranthoën (centre de création musicale Le Logelloù).
Dans le champ culturel, Adèle collabore avec des théâtres, des artistes et des institutions qui travaillent
la relation entre arts, territoire et enjeux sociétaux. Médiatrice et coordinatrice de projets, elle conçoit des
rencontres entre artistes du spectacle vivant et publics de divers horizons. Elle aime les démarches
culturelles transverses, et navigue entre la Bretagne et le Grand Est.
De formation initiale en sciences humaines et sociales, Adèle est diplômée de Sciences Po Lyon et
Strasbourg – spécialité Politique et gestion de la culture. En une quinzaine d’années, elle a occupé
différentes fonctions au sein d’agences culturelles régionales et de centres dramatiques nationaux, dont
récemment le Théâtre national de Bretagne à Rennes.
Entre 2014 et 2022, elle a œuvré au développement du vaste projet Corps-Objet-Image au TJP, centre
dramatique national de Strasbourg, un lieu de création bouillonnant alors dirigé par le marionnettiste Renaud Herbin. En tant que responsable des relations avec le public et de l’action artistique puis
secrétaire générale, elle y découvre un goût pour les rencontres intermondes, l’expérimentation artistique
poreuse aux sciences et à d’autres savoir-faire. Elle y a coordonné des espaces de recherche, d’édition,
de transmission et de rencontre. C’est ainsi qu’elle rencontre Clémence Bucher autour d’une radio
éphémère qui vient se loger au cœur du théâtre pendant 3 saisons.
En 2022/2023, elle est membre de l’Ecole des arts politiques fondée par le philosophe Bruno Latour, à
Sciences Po Paris (SPEAP). Dans ce cadre, elle y affirme sa fibre pour l’observation et l’enquête en
collectif. Avec deux architectes, elle mène à cette occasion une enquête sur la relation du festival d’arts
vivants NEXT, à son territoire transfrontalier, l’Eurométropole de Lille-Tournai-Courtrai + Valenciennes.
Avec la Cie Basses fréquences, elle explore des espaces collaboratifs et les droits culturels en milieu
rural, à l’occasion d’une étude sensible dans la plaine auboise et d’une résidence de territoire au long
cours dans les Vosges méridionales.
Clémence Bucher est comédienne de formation, metteuse en scène et réalisatrice sonore. Elle est la responsable artistique de la compagnie Basses Fréquences. Après des études en Arts du Spectacle à l’université de la Sorbonne-Nouvelle Paris 3, elle poursuit sa formation en Angleterre et en Italie de 2000 à 2003, puis travaille comme comédienne et metteuse en scène avec des compagnies en France et à l’étranger. En 2011, elle suit une formation à la réalisation et à l’écriture de films documentaires aux Ateliers Varan et à Lussas, et réalise par la suite deux courts métrages. De 2014 à 2022, elle est assistante à la réalisation aux fictions radiophoniques de Radio France, animatrice à FIP Strasbourg et dans le réseau France Bleu.
Depuis quinze ans, elle collabore avec des artistes d’autres disciplines (Elizabeth Saint Jalmes, Hélène Crouzillat, Mona El Yafin, Matthieu Canaguier notamment) à de nombreux projets artistiques de territoire avec les outils qu’offrent le théâtre, l’audiovisuel et la radio, auprès de publics divers qui ont en commun d’avoir peu accès à l’offre et à la pratique artistiques. Par ce biais, elle espère prendre part à une nécessaire transformation sociale. En Alsace, elle met en scène le premier spectacle de l’Ensemble Virévolte Johnny, fais-moi mâle !
Elle développe un goût immodéré pour la radio et la création sonore et participe à la fabrication de plusieurs radios éphémères, notamment Ici l’Ombre pour Concertina Rencontres autour des enfermements (2020), Radio Pratique(s) avec le TJP – Centre Dramatique National du Grand Est à Strasbourg (2018-2022) et Radio Simooooone à Simone-camp d’entrainement artistique (52).
En 2024, elle intègre l’équipe du podcast La chute de Lapinville (ARTE RADIO) en tant que casting, assistante