YVAN CORBINEAU commence le théâtre au collège puis au Conservatoire de Noisiel (77). Après une
licence de Lettres modernes à la Sorbonne Nouvelle, il passe trois ans à l’école du Théâtre National de
Strasbourg, section jeu. De 2002 à 2012, il joue pour d’autres : Yann-Joël Colin, Sylviane Fortuny et
Philippe Dorin, Elsa Hourcade, Lucie Nicolas et Maud Hufnagel, Cyril Pointurier, Julien Lacroix, Mickaël
Chouquet et Balthazar Daninos, Claire Delaporte, Martin Brugière.
Assez vite, créer ses propres formes le démange : Binôme(s) de I à V, performances avec Marek
Havliceck et l’Agence Nationale de la Poésie, lectures musicales avec Gilles Maté.
Il participe à divers (lieux) collectifs qui mettent en scène de manière collégiale ou tentent (de penser) la
vie ensemble : la Dérive (29), la Saillante (64), les N+1, Bro=Blo, les Passages, Pesci piccoli (Italie).
Il écrit des textes qui ne sont pas vraiment du théâtre mais sont-ils autre chose ? Ses textes sont montés
en théâtre d’objets par le 7 au Soir, collectif créé en 2011. Il en assume la co-direction artistique avec
Elsa Hourcade qui met en scène. Mamie rôtie est publié par Un thé chez les fous en 2011 et créé par le
7 au Soir en 2013. En octobre 2023, on a fêté les 10 ans de ce spectacle et décidé d’arrêter de le jouer.
Ensuite, c’est Quelles têtes ? la mort, l’amour, la mer, son deuxième texte, qui est créé, en février 2017,
puis publié en 2018 par les éditions de la Saillante. Puis, à partir de 2009, suite à l’opération Plomb durci
sur Gaza, il se lance dans La foutue bande, de loin de la Palestine. À partir de ce recueil, trois spectacles
sont créés par le 7 au Soir : Le Bulldozer et l’oliver, conte musical (création 2017), puis La Foutue bande,
mêlant texte, objets et musique voit le jour entre deux confinements en octobre 2020. Enfin en novembre
2023, est créé Cartographie imaginaire, mêlant texte, musique, dessins et théâtre d’objets. Le texte
complet de La foutue bande est publié par les éditions Passage(s).
Yvan Corbineau aime la composition et ainsi écrit des fragments dans des styles hétéroclites autour d’un
thème qui souvent s’impose à lui. Il constitue des constellations de textes plus ou moins longs qui
dessinent ensemble un paysage sensible et traitent du même sujet sous des angles différents… La
multiplication des points de vue et des genres littéraires aident au côté non frontal du traitement du sujet.
Son écriture mêle intime et politique. Ces dernières années, la mort et la colonisation sont au cœur de
ses questionnements.
Mathilde Billaud se forme à la réalisation sonore à l’ENSATT, école nationale des arts et techniques du
théâtre à Lyon. Depuis, elle fabrique des sons et se demande comment les faire entendre. Au théâtre,
elle collabore notamment avec Matthieu Roy, Thierry Bordereau, Pierre Kuentz avec lesquels elle
explore différents aspects du matériau sonore : plasticité sonore, sons immersifs, technique binaurale
pour des spectacles au casque, utilisation de microphones et rendu d’un son cinématographique au
théâtre… En 2014 elle rejoint le collectif radiophonique Megacombi, sur radio Canut, radio associative
lyonnaise, et commence à découvrir un autre aspect du monde sonore : le documentaire radio. En 2020
Arte Radio produit son Complexe du poêle, réflexion sur la place du couple dans nos sociabilités. En
2023 et 2024 elle réalise plusieurs documentaires pour le labo de la RTS, dont la valise de M. Mekki, une
enquête menée à Belley, petite ville de l’Ain, sur les traces d’un homme modeste, plâtrier, arrivé d’Algérie
française dans les années 50. Parallèlement, elle anime des ateliers radiophoniques, notamment avec le
collectif Eskandar et elle développe des installations sonores et visuelles interactives en collaboration
avec d’autres artistes, notamment avec le collectif le zèbre et la mouette, pour décloisonner les arts
sonores et les rendre accessibles au plus grand nombre.
Après une enfance passée à l’étranger où elle apprend plusieurs langues, Sara Louis commence le
théâtre à l’adolescence, à Genève, avant d’entrer à l’École Internationale de théâtre LASSAAD à
Bruxelles, puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris.
Elle partage son activité entre la Suisse et la France.
Au théâtre, elle a travaillé notamment avec Claude Stratz, Bernard Sobel, Anne Bisang, Nathalie
Lannuzel, Victor Gauthier-Martin, Michel Deutsch, Jean Liermier, Maud Hufnagel et Lucie Nicolas,
Dorian Rossel, Estelle Savasta, Nathalie Bensard.
En 2004, elle co-fonde avec 4 autres comédiennes-metteuses en scène, Le collectif F71.
Le groupe fabrique des spectacles autour de la pensée du philosophe Michel Foucault, à partir de
matériaux non dramatiques, issus de l’actualité, l’histoire ou les arts plastiques. Foucault 71, spectacle
fondateur du collectif, reçoit le Prix du Jury de la 1ère édition du festival Impatience en 2009.
Au cinéma, elle tourne avec Jacques Rivette, Peter Watkins, Mario Fanfani, Michel Deutsch, Louis
Hans-Moëvi, Philippe Petit…et à la télévision pour différentes séries.
Elle prête sa voix anglaise ou française à des supports variés: radio, voix off de documentaires, livres
audios etc.
Depuis une dizaine d’années elle conduit régulièrement des projets en prison. Intéressée par la captation
du son et par goût pour les histoires, elle se forme à la réalisation sonore, développe et écrit des fictions
ou des documentaires à partir de laboratoires menés auprès de différents publics : un atelier de création
radiophonique avec la journaliste et historienne Laure Adler, à la maison centrale d’Arles (l’Heure Bleue,
France Inter, octobre 2019), Les Acteurs, à la prison de Baumettes (Lieux fictifs, Marseille), Une vague rumeur, (festival Emergences), Une Histoire Vraie, ou L’eau le gaz et l’électricité, (avec le festival C’est
pas du luxe! et la Maison Jean Vilar).
Sara Louis est titulaire du diplôme d’état d’enseignement du théâtre (DE).
David Subal est né à Vienne en Autriche en 1973. Il travaille sur la jonction entre l‘art visuel et l‘art
performatif. Ses travaux sont des réflexions sur le mouvement et les comportements dans des contextes
sociaux, politiques et privés, qui sensibilise à la relation entre l’humain et son environnement.Ses
réalisations artistiques lui ont permis de nouer diverses collaborations européennes ( Rémy Héritier,
Simon Frearson, Laurent Pichaud, Martine Pisani, Philipp Gehmacher ou Sarah Vanhee). De 2004 et
2014 il a travaillé en étroite collaboration avec Michikazu Matsune sur des installations ou des
performances, axées sur le thème de la relation interprète/spectateur. Store par exemple est un magasin
vide où le spectateur/client achète des spectacles ou des comportements. One Hour Standing for, est
une performance vidéo où Michikazu Matsune et David Subal se sont tenus debout pendant une heure
dans 24 capitales devant les monuments les plus connus. I beg your pardon, est un travail commandité,
qui a eu lieu dans l’Eglise Judson à New York. Made in Vietnam, a eu lieu dans la ville de Ho Chi Minh.
Un vendeur dans son stand typiquement vietnamien était placé dans une galerie d’art et invitait le public
ainsi que les passants à prendre un repas. aus Stellungnahme, est une installation unique où les objets
les plus chers et les plus intimes de 20 personnes étaient exposés/protégés pendant une semaine dans
un lieu public. Daneben / around life traite de la question de l’immigration globale sous la forme d’un
portrait d’une trentaine de demandeurs d’asiles. Ici le thème du mouvement est compris dans un sens
global politique.
Depuis 2007 il travaille en collaboration avec la compagnie Les Décisifs / Clara Cornil avec le focus de
créer des situations, dispositions qui sensibilisent l‘être humain dans sa relation à la nature. Le projet, « la
terre en nous“ , la création d‘un lieu dédié a cette relation est la suite de ces dernières années de travail
et de réflexions. Avec ses projets David Subal a été invité dans différents festivals internationaux dont
Tanzquartier Wien, Impulstanz Wien, Flying Circus Singapore / Vietnam, Springdance Utrecht, Crossing
the Line New York, Beluard Festival Fribourg, Playgroung Leuven, Sommerszene Salzburg, Dansenhus
Oslo, 100 Dessus Dessous Paris, Philadelphia Life Arts Festival, Scénographies Urbaines à Kinshasa.
Son parcours professionnel de 28 années s’articule autour de 3 grands axes.
Elle a tout d’abord assuré les fonctions d’administration, production et diffusion pour des équipes
artistiques pendant une quinzaine d’années. Puis en tant que directrice adjointe du Centre Dramatique
National de Strasbourg, pendant 11 ans, elle a coordonné une équipe de 23 permanents, programmé les
saisons et un festival aux côtés du directeur Renaud Herbin. Elle a également assumé la représentation
extérieure du CDN dans les réseaux professionnels régionaux et nationaux.
Aujourd’hui consultante sur les problématiques de gouvernance, d’équipes et de projets dans le secteur
culturel, elle est aussi facilitatrice pour des collectifs. Elle a intégré la Coopérative d’Activité et d’Emploi
Artenréel pour y développer son activité d’entrepreneuse en 2023 et en est devenue la gérante en mars
2025, elle y a également en charge la direction stratégie de développement.
Au fil de toutes Ces années, Laurence Méner s’est formée à la gouvernance partagée et aux outils
d’intelligence collective à travers ses expériences et à l’Université du Nous. Elle s’est également formée à la dynamique de groupe. La rencontre qui l’a le plus marquée a eu lieu pendant le Cycle National de
l’Observatoire des Politiques Culturelles, où elle a fait connaissance avec les Droits Culturels. Cette
rencontre la ramenée plusieurs décennies en arrière, à ses études d’animatrice socio-culturelle.
Les droits culturels étaient le maillon manquant de son parcours.
Elle est fondamentalement convaincue que :
l’art et la culture peuvent donner du pouvoir d’agir aux habitant∙es d’un territoire, les émanciper,
les collectifs ne sont que la somme d’individualités et qu’en tenir compte nous enrichit
la coopération, qui n’est pas toujours aisée, est nécessaire pour rendre notre avenir plus
désirable.
Désormais, elle s’est approprié la phrase souvent mentionnée en intelligence collective : Seul∙e on va
plus vite, ensemble on va plus loin.
Réalisatrice sonore formée à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre, c’est à
France Culture et à Arte Radio qu’elle explore les différentes approches du documentaire radiophonique
avec des créations comme Traverser les forêts de Judith Bordas, Les fantômes de l’hystérie de Pauline
Chanu ou encore Un podcast à soi de Charlotte Bienaimé.
En parallèle, elle poursuit un travail artistique personnel autour de l’écriture sonore au théâtre.
Avec l’autrice et réalisatrice Judith Bordas, elles proposent Fugueuses, histoires des femmes qui
voulaient partir (Théâtre du Point du Jour Lyon) ; Depuis plusieurs années, elles animent des ateliers de
transmission de l’écriture sonore, dans des structures de l’Aide Sociale à l’Enfance. En 2022, elles
composent Les Échappées Sonores, un projet avec des jeunes filles placées en foyer, retracé dans le
documentaire Par elles-mêmes diffusé sur France Culture. En 2025, elles réalisent La Cabine du Vent
une création radiophonique qui évoque la façon dont les morts subsistent dans nos vies à travers la trace
mémorielle ou matérielle qu’ils laissent derrière eux. (Radio MA – Ma Scène Nationale de Montbéliard). Elle poursuit un travail à la frontière de la radio et de la scène avec Dis t’as pensé à éteindre la radio co- écrit avec le radioactif Olivier Minot. (Tournée en cours) et avec la Cie Basses Fréquences Sur la paille un banquet (création en cours).
Cette année, elle compose Vies Magnétiques une performance radiophonique sous forme de plongée
sonore dans les archives de Yann Paranthoën.(centre de création musicale Le Logelloù.
Dans le champ culturel, Adèle collabore avec des théâtres, des artistes et des institutions qui travaillent
la relation entre arts, territoire et enjeux sociétaux. Médiatrice et coordinatrice de projets, elle conçoit des
rencontres entre artistes du spectacle vivant et publics de divers horizons. Elle aime les démarches
culturelles transverses, et navigue entre la Bretagne et le Grand Est.
De formation initiale en sciences humaines et sociales, Adèle est diplômée de Sciences Po Lyon et
Strasbourg – spécialité Politique et gestion de la culture. En une quinzaine d’années, elle a occupé
différentes fonctions au sein d’agences culturelles régionales et de centres dramatiques nationaux, dont
récemment le Théâtre national de Bretagne à Rennes.
Entre 2014 et 2022, elle a œuvré au développement du vaste projet Corps-Objet-Image au TJP, centre
dramatique national de Strasbourg, un lieu de création bouillonnant alors dirigé par le marionnettiste Renaud Herbin. En tant que responsable des relations avec le public et de l’action artistique puis
secrétaire générale, elle y découvre un goût pour les rencontres intermondes, l’expérimentation artistique
poreuse aux sciences et à d’autres savoir-faire. Elle y a coordonné des espaces de recherche, d’édition,
de transmission et de rencontre. C’est ainsi qu’elle rencontre Clémence Bucher autour d’une radio
éphémère qui vient se loger au cœur du théâtre pendant 3 saisons.
En 2022/2023, elle est membre de l’Ecole des arts politiques fondée par le philosophe Bruno Latour, à
Sciences Po Paris (SPEAP). Dans ce cadre, elle y affirme sa fibre pour l’observation et l’enquête en
collectif. Avec deux architectes, elle mène à cette occasion une enquête sur la relation du festival d’arts
vivants NEXT, à son territoire transfrontalier, l’Eurométropole de Lille-Tournai-Courtrai + Valenciennes.
Avec la Cie Basses fréquences, elle explore des espaces collaboratifs et les droits culturels en milieu
rural, à l’occasion d’une étude sensible dans la plaine auboise et d’une résidence de territoire au long
cours dans les Vosges méridionales.
Clémence Bucher est comédienne de formation, metteuse en scène et réalisatrice sonore. Elle est
la responsable artistique de la compagnie Basses fréquences. Après des études en Arts du Spectacle à
l’université de la Sorbonne-Nouvelle Paris 3, elle poursuit sa formation en Angleterre et en Italie de 2000
à 2003, puis travaille comme comédienne et metteuse en scène avec des compagnies en France et à
l’étranger. En 2011, elle suit une formation à la réalisation et à l’écriture de films documentaires aux
Ateliers Varan et à Lussas, et réalise par la suite deux courts métrages. De 2014 à 2022, elle est
assistante à la réalisation aux fictions radiophoniques de Radio France, animatrice à FIP Strasbourg et
dans le réseau France bleu.
Depuis quinze ans, elle collabore avec des artistes d’autres disciplines (Elizabeth Saint Jalmes, Hélène
Crouzillat, Mona El Yafin Matthieu Canaguier notamment) à de nombreux projets artistiques de territoire
avec les outils qu’offrent le théâtre, l’audiovisuel et la radio, auprès de publics divers qui ont en commun
d’avoir peu accès à l’offre et à la pratique artistique. Par ce biais, elle espère prendre part à une
nécessaire transformation sociale.
En Alsace, elle met en scène le premier spectacle de l’Ensemble Virévolte Johnny, fais-moi mâle ! Elle
développe un goût immodéré pour la radio et la création sonore et participe à la fabrication de plusieurs
radios éphémères, notamment Ici l’Ombre pour Concertina Rencontres autour des enfermements
(2020), Radio Pratique(s) avec le TJP – Centre Dramatique National du Grand Est à Strasbourg (2018-
2022) et Radio Simooooone à Simone-camp d’entrainement artistique (52).
En 2024 elle intègre l’équipe du podcast La chute de Lapinville (ARTE RADIO) en tant que casting,
assistante puis réalisatrice. Elle réalise la même année le documentaire radiophonique Léon Thérémine,
scientifique mélomane diffusé sur France Culture. Par ailleurs, elle enregistre régulièrement des voix
pour les documentaires d’ARTE à Strasbourg.
Elle créé la compagnie Basses fréquences à Strasbourg en 2023 autour du spectacle radio-scénique
Lignes de fuite créé avec Sara Louis (actuellement en tournée). En 2024, la compagnie réalise un
diagnostique sensible de territoire dans l’Aube à l’invitation de la DRAC Grand Est, qui donne lieu à la
micro édition Lisières enchantées en plaine champenoise.